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JEUDI ÇA JE DIS RIEN - Robert Pattinson, le virage qui fait mâle
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© "Montre moi quelque chose que je ne connais pas" : la phrase ciné du jour dans le premier teaser de Cosmopolis. Le quelque chose, nous on l'a trouvé c'est plutôt quelqu'un : Robert Pattinson. Méconnaissable. En matière de virage à 180 degrés, on tient un grand gagnant.
Coupe de cheveux gominée à la Chuck Bass, emblème de la jeunesse dorée et perverse américaine de la série Gossip Girl, mais version plus trash, Robert incarne Eric Packer, le héros du roman Cosmopolis de Don DeLillo, mis à l'écran par David Cronenberg. On se rapproche des profondeurs sombres de Brett Easton Ellis. Et au milieu de ses références qui font peur aux parents des moins de 13 ans (à défaut de faire peur aux concernés de 13 ans), un nom de presque Bisounours : Robert Pattinson. Qu'est devenu le gentil vampire qui décore les murs de chambres d'ados ? Le timide à la mèche rebelle ?
Alors même que la saga Twilight n'est pas finie sur nos écrans, le voilà dans un nouveau film aux antipodes, en salles le 23 mai, pour ses 26 ans. Et pas sûre qu'il soit accueilli par ribambelles de filles en fleur hystériques. Disons qu'en matière d'attente pour ados friands d'histoires d'amour à l'eau de rose (même avec un peu de pâleur et de sang), ce n'est pas forcément l'entracte idéale entre deux épisodes de Twilight. La crise d'hystérie c'est quand je vais m'ériger en censeur face à ma filleule qui voudra voir "son-héros-son-amour-de-sa-vie" dans ce film. De là, à ce qu'elles ne reconnaissent plus leur héros préféré, qu'elles le bannissent...
Robert Pattinson, contrairement à son camarade Daniel Radcliffequi l'a assez répété lui-même, a toujours eu un sex-appeal prononcé qui faisait de lui une idole des jeunes mais avec un pied dans la cour des sex-symbols. Là, avec Cosmopolis, Robert saute à pieds joints dans la cour de récré des grands tout court. Sexe en bonus. Une cour dans laquelle une place l'attendait en toute logique finalement, grâce à ce charisme énigmatique et son talent convaincant au-delà du beau gosse à midinettes. Un virage qui le rend mâle.
Reste à savoir si on est prêt(e)s à accueillir Robert Pattinson non plus comme le poète maudit, un peu pâle, un peu jeune, la mèche dans le vent, mais comme le sexy bad boy qui fracasse tout sur son passage, qui a plus de sang sur les mains qu'un gentil vampire en peluche. Gentil Robert est devenu grand. Il va falloir s'y faire.
Bientôt il se fera même arrêter par la police et menotter dans la rue, sous les applaudissements, comme George Clooney. Du sexy bad boy gentil en veux-tu ? En voilà.
Alexandra Apikian
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