PHOTOS - Samantha Geimer, violée à 13 ans par Roman Polanski : "J'ai pardonné"

19/09/2013 - 13h01
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  • © DRLe livre de Samantha Geimer.
  • © KCSRoman Polanski
  • © KCSSamantha Geimer aujourd'hui.
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Après plus de trente-cinq ans de silence, Samantha Geimer, aujourd'hui âgée de 48 ans, revient sur sa traumatisante histoire et notamment le viol subi par Roman Polanski, à Los Angeles, alors qu'elle n'avait que 13 ans, dans un livre-confessions intitulé Une vie dans l'ombre de Roman Polanski, disponible depuis le 17 septembre aux États-Unis.

L'existence du cinéaste français d'origine polonaise qui a fêté ses 80 ans le mois dernier, pourrait faire l'objet d'un film. Voire même d'une saga. Entre sa naissance en Pologne, son enfance dans le ghetto de Cracovie, son arrivée à Paris, ses succès hollywoodiens, ses nombreux chefs-d'œuvres, ses amours tumultueuses et ses scandales médiatiques, la vie du réalisateur, faite de succès et de drames, possède tous les ingrédients de la grande œuvre romanesque et tragique.

Aujourd'hui, c'est la tristement célèbre affaire du viol de Samantha Geimer, 13 ans à l'époque des faits, qui refait surface, puisque la victime publie sa version de cette histoire survenue à Los Angeles en 1977, à travers un livre intitulé en version originale The Girl : A Life in the Shadow of Roman Polanski (soit "La Fille : Une vie dans l'ombre de Roman Polanski") qui est sorti il y a deux jours aux États-Unis aux éditions Atria Books, et pour la couverture duquel, Samantha et son éditeur ont choisi une photo la représentant à 13 ans, quelques jours avant le drame survenu dans la maison de Jack Nicholson située sur Mulholland Drive, et shootée par Roman Polanski lui-même le 20 février 1977. Comme un ultime pied-de-nez au cinéaste.

Pour justifier le fait de briser le silence plus de trente-cinq ans après les faits, Samantha Geimer a récemment confié : "Je suis plus qu'une fille victime de viol, étiquette que les médias m'ont collée. Je tiens aujourd'hui à raconter mon histoire, sans haine, mais avec un but : partager un récit qui, avec ses détails, me permettra de me réapproprier mon identité."

Rappel des faits :

Los Angeles, 1977.
 Un soir de mars, dans une maison sur les hauteurs de la Cité des Anges - celle de Jack Nicholson (ami de Polanski avec qui il a tourné Chinatown quelques années plus tôt) située dans le quartier résidentiel de Mulholland Drive, une route serpentant dans les hautes collines d'Hollywood -, Roman Polanski réalise un shooting pour un numéro de Vogue avec une jeune modèle de 13 ans, Samantha Geimer.
 Quelques jours après la séance photo, cette dernière accuse Roman Polanski de l'avoir droguée, alcoolisée et violée durant cette soirée qui marquera à jamais les deux protagonistes.
 Pensant alléger sa condamnation, le réalisateur plaide "coupable de rapports sexuels illégaux" avec la mineure de 13 ans, mais c'est l'inverse qui se produit et la sentence est plus lourde. Avant qu'elle ne soit prononcée, Roman Polanski fuit la justice américaine et quitte les États-Unis en 1978.
Il n'y remettra plus jamais les pieds.

Gstaad, 2009.
 Cela fait maintenant plus de trente ans que l'histoire est derrière eux. Samantha - qui a touché 500 000 dollars du cinéaste en 1993 - essaye tant bien que mal de refaire sa vie.
 Roman Polanski est un vieil homme qui approche des 80 ans, mais il est toujours aussi productif. Il n'a plus mis les pieds aux États-Unis depuis sa fuite et n'a donc pas pu aller chercher l'Oscar du meilleur réalisateur que Hollywood lui a décerné quelques années plus tôt pour Le Pianiste.
 L'affaire semble s'être tassée, d'autant que Samantha Geimer a déclaré médiatiquement avoir pardonné au cinéaste, que des années étaient passées et qu'il fallait maintenant oublié cette histoire.
 Mais c'est mal connaître la justice américaine qui ne supporte pas que Polanski lui échappe depuis trente ans. Après avoir essayé durant toute cette période de l'extrader lors de ses voyages à l'étranger, les autorités américaines parviennent à faire arrêter le réalisateur en septembre 2009 lors d'un séjour en Suisse.
Après deux mois de prison, de longues semaines assigné à résidence dans son chalet et les pressions de la justice américaine pour l'extrader afin qu'il soit jugé, les autorités suisses relâchent finalement le cinéaste.

Paris, aujourd'hui.
 Durant sa carrière toujours prolifique, Roman Polanski, 80 ans depuis le mois dernier, a notamment réalisé Le Couteau dans l'eau, Répulsion, Le Bal des Vampires, Rosemary's Baby, Chinatown, Le Locataire, Tess, Frantic, La Neuvième Porte, Oliver TwistThe Ghost-Writer et Carnage, alors qu'il a présenté au dernier Festival de Cannes sa nouvelle œuvre - La Vénus à la fourrure - qui débarquera sur les écrans le 13 novembre.
 L'année dernière, Roman Polanski - qui fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt international dans plus de 180 pays - avait formulé des excuses publiques à Samantha Geimer dans le documentaire de Laurent Bouzereau intitulé Roman Polanski : A Film Memoir. Le réalisateur y déclarait notamment : "Elle est doublement victime. Elle est ma victime. Et elle est une victime de la presse".
 Une victime qui a décidé aujourd'hui, à 48 ans, de rompre le silence et de s'exprimer, enfin, pour "se réapproprier (son) identité", à travers ses mémoires aujourd'hui disponible, dans lesquelles elle revient en détails sur cette fameuse nuit du 10 mars 1977. Elle confie notamment que Polanski la shoote tout en lui faisant boire du champagne. Puis, il lui donne un relaxant avant d'avoir des relations sexuelles avec elle, non consenties, selon ses propres aveux. Elle se rappelle que l'alcool, la drogue, la différence d'âge et la célébrité de Polanski accentuent sa peur et elle ne se débat pas : "Pourquoi me battre ?", s'interroge-t-elle dans le livre. "Je ferais n'importe quoi pour que ce soit fini". Elle se rappelle ensuite l'angoisse et les larmes dans la voiture, alors que le cinéaste la ramène à son domicile où sa mère l'attend, inquiète, à cause de l'heure tardive. Tout en conduisant, Polanski lui demande si elle va bien, elle lui répond : "Oui ça va bien, pas de souci."
Dès que l'affaire éclate, elle est prise dans un tourbillon médiatique qui ne s'arrêtera jamais, au point qu'elle regrette parfois d'avoir confié ce drame et rêve souvent que rien ne se soit passé, car selon elle, être broyée par la presse a presque été pire que cette nuit passée sur les hauteurs de Mulholland : "Ce qui s'était passé, n'était pas pire que ce qui allait se passer ensuite", dénonçant le système judiciaire californien et des "acteurs corrompus dont le souci de publicité dépasse leur souci de justice".

Mère de trois fils majeurs, Samantha partage aujourd'hui sa vie entre Hawaii et le Nevada, et ne souhaite qu'une chose, que tout s'arrête maintenant. Ce livre est son dernier cri pour arriver à ses fins : "Ma famille n'a jamais demandé à ce que Polanski soit puni. Nous voulons juste que la machine judiciaire s'arrête. J'ai pardonné à Polanski. Pas pour lui, mais je l'ai fait pour moi. Le pardon n'est pas un signe de faiblesse, c'est un signe de force", écrit-elle dans son ouvrage, comme pour mettre un point final à cette affaire qui aura gâcher sa vie depuis ses 13 ans.

L'ouvrage de Samantha Geimer intitulé La Fille : Une vie dans l'ombre de Roman Polanski sortira le 10 octobre aux éditions Plon.

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COMMENTAIRES
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il a beau avoir réalisé des chef d'oeuvres et être un papy aujourd'hui, c'set quand même un mec qui a violé une gamine de 13 ans en la droguant et qui n'a jamais payé. HONTE !!!!!!
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Anonyme | le 19/09/2013 à 13h48 | Signaler un abus
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IL a joui dans son con et dans sa bouche elle faisait une tête de plus que lui, ceux qui veulent le condamer, sont juste jaloux de pas avoir été à sa place. Hypocrites...
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Anonyme | le 21/09/2013 à 22h21 | Signaler un abus
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"qu'il fallait maintenant oublié"... oublier. E-R. Infinitif. Chaque jour, une faute.
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Anonyme | le 19/09/2013 à 18h35 | Signaler un abus
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Et pendant ce temps john mctiernan est en prison, que fait le neveu mitterand pour défendre sa cause comme il a fait pour ce polansky, c'est vrai que mctiernan n'aime pas les jeunettes comme lui on polansky.
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Anonyme | le 20/09/2013 à 01h20 | Signaler un abus
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je pense qu'elle parler de pardonner dans le sens de renoncer à punir ou à se venger ( la vie se chargera de lui ) mais pas dans le sens d'excuser, d'oublier, d'avoir de l'indulgence, ce qu'il a fait ( on peut tout dire pour le défendre) est parfait inexcusable, inacceptable et la vie de cette victime a été bousillée par cet homme. Je me demande comment il peut vivre tranquille avec un cr.me ( c'en est un juridiquement) pareil sur la conscience...
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Anonyme | le 19/09/2013 à 16h37 | Signaler un abus
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comment peut-il dormir, prendre ses petits enfants sur les genoux, sourire à la vie ?
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Anonyme | le 19/09/2013 à 14h52 | Signaler un abus
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même si elle a toute ma compassion, je ne lirai pas ce livre, cette histoire me dégoute
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Anonyme | le 19/09/2013 à 13h49 | Signaler un abus
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quelle histoire sordide
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Anonyme | le 19/09/2013 à 13h47 | Signaler un abus
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