The Way Back est surtout un joli film sur Ben Affleck [critique]
Warner Bros

Sur fond de rédemption, un film de basket efficace que la présence de Ben Affleck dope à l'émotion.

Si vous aimez Le Grand défi (2007), Will Hunting (1998) et Coach Carter (2005), ne ratez pas The Way Back, ce soir sur Canal +. Première vous le conseille, surtout si vous appréciez son comédien principal, Ben Affleck.

Voici notre critique : Jack Cunningham, ex-star du basket-ball, en deuil, noie son chagrin dans l'alcool, la routine et la haine de soi. Un soir, un prêtre lui confie une importante mission : coacher l'équipe de basket où il jouait au lycée . Au départ réticent, Jack va y voir un moyen de faire le ménage dans sa vie et de repartir à zéro. Mais à quel prix ? Gavin O'Connor (qui s'était déjà illustré dans le film de sport avec Warrior) signe d'abord un efficace ''film de coach'', avec Affleck, casquette vissée sur le crâne, parfait en col bleu dans lancers francs. A défaut d'être très original, tout est ici à sa place : la dramatique du basket (les lancers francs, donc, le ballon qui rebondit sur le cercle, les tirs au buzzer), la petite ville qui ne rigole pas avec l'équipe du lycée, et le style cabot de l'entraîneur qui doute, esquive avant de se faire haïr pour mieux souder l'équipe et être finalement enseveli sous un torrent d'amour. Mais The Way Back est surtout un (autre) joli film sur Affleck : combien de fois l'acteur aura-t-il emprunté ce ''chemin du retour'' ? Sa carrière est conçue depuis le début comme un enchaînement d'échecs (parfois aussi cuisants qu'injustes) et de renaissances. L'histoire de Cunningham est évidemment celle de l'acteur, qui fut (est encore ?) un parcours du combattant pour essayer de toujours mieux redémarrer. Le lien entre le réel et la fiction donne une résonance et une certaine épaisseur à un film qui sinon resterait (sympathiquement) au niveau du cliché.

Bande-annonce de The Way Back :

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