JCVD : "J’ai encore envie de croire en mes rêves, même si j’ai 60 ans"
Netflix

Rencontre avec la star du Dernier mercenaire, qui vient d'arriver sur Netflix.

Jean-Claude Van Damme est la star du moment sur Netflix. La plateforme a mis en ligne une quinzaine de films portés par "the Muscles of Brussels" ces derniers jours, pour patienter jusqu'à la diffusion de sa nouvelle comédie d'action, Le Dernier mercenaire. A cette occasion, l'acteur nous a accordé une longue interview, où il se montre particulièrement touchant en évoquant à la fois les tops et les flops de sa carrière, mais aussi ses espoirs, le temps qui passe, et sa forme physique qu'il parvient à maintenir, même s'il avoue regretter ne plus être aussi fort en arts martiaux qu'avant. Voici un extrait de cet entretien captivant à retrouver dans les kiosques au sein de Première n°520, avec Fast & Furious 9 en couverture, ou en achat en ligne en cliquant ici.

JCVD : "Les Français ont toujours été vraiment gentils avec moi, ils m’aiment beaucoup"

Le film semble en tout cas lancer une franchise où vous, le vieux loup solitaire du renseignement français, feriez équipe avec une bande de petits jeunes.
Qu’est-ce que j’aime ces jeunes acteurs ! Ils étaient tellement gentils avec moi. J’ai beaucoup de mal désormais avec le français. Je bloque, je cherche mes mots, je traduis mal les expressions et souvent on se moque de moi. Pas eux. Ils m’ont toujours aidé, encouragé. Adorables.

Et cette idée de devenir, au tout début de votre soixantaine, un homme de bande, alors que vous avez toujours été un héros solitaire, ça vous parle ?
Un peu, un peu… Ça dépend des films. Là, par exemple, je vais bientôt faire mon tout dernier film d’arts martiaux et… (Il s’arrête net.) Enfin, disons plutôt que je rêve de faire ce film, mais je ne sais pas encore si ça sera possible. Allez disons que oui : je vais le faire ! J’ai encore envie de croire en mes rêves, même si j’ai 60 ans. On reprend : je vais bientôt faire mon dernier film d’arts martiaux. Je l’ai raconté dans le détail à Nick Vallelonga, qui va l’écrire. Tu vois qui c’est, lui ? C’est celui qui a coscénarisé Green Book, d’après la vie de son père. Donc je lui ai raconté cette histoire pendant une demiheure et, et, et… (Il fait une pause.) Ça t’embête si je parle en anglais ? C’est un sujet qui compte. Ça sera plus facile pour moi.

Allez-y oui, bien sûr…
(Il reprend en anglais, désormais avec un débit mitraillette.) Alors voilà, Vallelonga est tombé amoureux de cette histoire. Le titre de travail c’est Headlock. Mais ça ne sera pas le vrai titre du film ! C’est un leurre ! Ça va être très dur à faire parce que, si je peux encore balancer quelques mouvements impressionnants, j’ai la peau d’un vieux poisson désormais. En tout cas, c’est le genre de film qui peut remporter un award, on y croit.

Vous vous sentez comment aujourd’hui, physiquement ? À part la peau de « vieux poisson »
Des fois, je repense à cette époque où je mettais un morceau de craie entre mes orteils, et puis je levais ma jambe à la hauteur de mon visage, et je pouvais écrire mon prénom avec la craie comme ça, sur un tableau noir. (Il joint le geste à la parole, se met face à un mur, il lève encore la jambe très haut et très bien.) Et c’était bien écrit, crois-moi, comme si c’était ma main qui l’avait fait. Bon, ça c’est fini et ça me rend un peu triste. Mais je me suis tellement entraîné toute ma vie que je peux te mettre un coup de pied en plein visage et tu ne le verras jamais venir. J’arme avec mon genou, je rentre dans la garde de l’adversaire avec mon pied, et je tourne comme si c’était un coup de poing. Avant de pouvoir faire ça, il faut un contrôle et une vraie force des fessiers. Tout ça uniquement grâce au travail. Mais je perds vite mon souffle cela dit. Mais bon : 60 ans, hein.

Bande-annonce du Dernier mercenaire :

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