Toutes les critiques de Noé

Les critiques de Première

  1. Première
    par Gérard Delorme

    Après en avoir rêvé pendant quinze ans, Darren Aronofsky a fini par réaliser son projet de raconter l’histoire, étrangement inédite au cinéma, de Noé. Même s’il est très fidèle à la Bible, sa vision s’avère à la fois audacieuse et iconoclaste, intemporelle et indépendante. Le plus surprenant, c’est l’habileté avec laquelle il évite le formatage tout en utilisant à fond les moyens du blockbuster, y compris la licence artistique de mettre en scène des géants assez peu bibliques. Les groupes religieux de tous poils en ont profité pour rappeler qu’ils sont les seuls détenteurs de la vérité et qu’il faut donc se méfier de ce film qui invite à réfléchir et à penser librement. Ici, l’idée même d’humanité est remise en cause dans un contexte de survie qui confronte deux points de vue. D’un côté, Noé (Russell Crowe) est éclairé par une croyance qui finit par aveugler sa raison mais aussi ses sentiments. De l’autre, Tubal-Caïn (Ray Winstone) oppose une logique rationnelle qui, dans un autre contexte, serait qualifiée d’humaniste. Les deux attitudes se justifient et impliquent une part de monstruosité, chacun des protagonistes étant prêt à tuer pour défendre son but. À la fin, une colombe porteuse d’un rameau annonce la proximité d’un nouveau monde de paix. Beau symbole qui n’a rien de candide au vu du prix à payer, illustré précédemment par des images d’apocalypse d’une noirceur fascinante.

Les critiques de la Presse

  1. Excessif / TF1 News
    par La rédaction de Excessif / TF1 News

    Faites l'essai : combien de films prennent autant de risques, notamment celui de déplaire ? Combien de films recèlent autant de visions, autant d'intuitions et possèdent un tel régime d'images ?

  2. CinémaTeaser
    par Emannuelle Spadacenta

    Au-delà de la portée bouleversante du film, il y a quelque chose de terriblement émouvant à être témoin d’une œuvre si riche qu’elle semble totale.

  3. Los Angeles Times
    par Kenneth Turan

    Un film fantastique inspiré par l’Ancien Testament autant qu’une belle histoire re-racontée, Noé nous sert de l’attendu et de l’inattendu avec une telle énergie cinématographique que l’on ne quitte pas l’écran des yeux.

  4. 20 Minutes
    par Caroline Vié

    Russell Crowe porte Noé sur ses épaules dans le rôle-titre du héros de la Bible auquel Darren Aronofsky a choisi de consacrer un film spectaculaire.

  5. Paris Match
    par Paris match

    Ni navet grandiloquent, ni œuvre marquante, "Noé" est finalement un spectacle hollywoodien assez classique.

  6. StudioCiné Live
    par Christophe Chadefaud

    Un épisode biblique à hauteur d'homme pour une adaptation réussie

  7. Metro
    par Mehdi Omaïs

    On pourrait lui reprocher son scénario sur-symbolique et ses acteurs un peu trop dirigés. Mais ça serait faire la fine bouche devant ce spectacle d'envergure où chaque personnage trouve sa place. Jennifer Connelly brille en mère-courage, Emma Watson livre la meilleure performance de sa carrière et Logan Lerman dit les plus grands discours avec la seule force de son regard. Au final, après le brillant Black Swan, le pari est réussi haut la main. Spectacle total un brin emphatique, Noé multiplie les fulgurances et séduit... A condition de lâcher prise et de s'abandonner au récit.

  8. Télé loisirs
    par Gwénola Trouillard

    Porté par un Russell Crowe en héros salutaire qui se bat contre le Déluge, le long-métrage pourrait bien rivaliser avec les classiques du genre, Les Dix Commandements en tête. Préparez-vous à en prendre plein les yeux !

  9. Detroit News
    par Tom Long

    Pour la plupart des séquences, ce film fonctionne bien.

  10. CinéBuzz
    par Redac CineBuzz

    Noé nous offre ici un bon divertissement de plus de deux heures. Rien à redire sur la réalisation ou l'interprétation. Seul son scénario prévisible ne lui permet pas de figurer dans les références du genre.

  11. Richard Roeper.com
    par Richard Roeper

    Un des films bibliques les plus éblouissants et inoubliables jamais réalisé.

  12. Newsday
    par Rafer Guzman

    Ce mélange enivrant ne satisfera pas tout le monde mais Noé est particulièrement inventif, un thème sérieux mais divertissant.

  13. Chronic'art
    par Yal Sadat

    Noé s'illustre là où se vautrait The Fountain. Pas qu'Aronofsky ait subitement trouvé la foi ou la folie nécessaires pour filmer le Déluge comme les maîtres réellement illuminés(...) C'est l'inverse : s'assumant enfin comme étudiant appliqué, Aronofsky renonce à transgresser à tout prix, jette aux orties ses vrais-faux accès de fièvre bardés de pédagogie lénifiante (...) . Très loin de tout ça, Noé s'engage sur des rails hollywoodiens classiques qui lui servent de garde-fou.

  14. Wall Street journal
    par Joe Morgenstern

    Noé peut être stupide ou sublime, il n’en reste pas moins fascinant. On ne décroche pas.

  15. New York Post
    par Lou Lumenick

    Un sacré navire !

  16. San Francisco Chronicle
    par Mick LaSalle

    Contrairement aux autres films d’action, c’est un film dont on va parler.

  17. Le Parisien
    par Alain Grasset

    Darren Aronofsky n'a pas peur de renverser les montagnes. Après le catch dans The Wrestler avec Mickey Rourke et la férocité de la danse classique dans Black Swan, qui a offert un Oscar à Natalie Portman, le réalisateur américain s'attaque à... la Bible. A grand renfort d'effets spéciaux, le cinéaste de 45 ans nous plonge dans le Déluge de l'Ancien Testament et le sauvetage des hommes et bêtes par Noé (Noah dans la version originale).

  18. Le JDD
    par Barbara Théate

    Un discours écolo un peu mièvre, et une relecture de la Bible pas toujours judicieuse. Reste quand même du beau cinéma, élégant et dense. De quoi sauver Noé du naufrage.

  19. A voir à lire
    par Jean-Patrick Géraud

    Une odyssée spectaculaire quoiqu’un peu redondante, où les morceaux de bravoure alternent avec des scènes parfois convenues et un peu fades

  20. Ecran Large
    par Simon Riaux

    Noé souffre de nombreux défauts narratifs et structurels mais réussit l'essentiel, à savoir composer une fresque mythologique d'une terrible ampleur.

  21. Télérama
    par Jacques Morice

    Le cinéaste fait du « sauveur » un personnage tourmenté, qui souffre et fait souffrir. On perçoit, alors, le lien avec Requiem of a dream, The Wrestler ou Black Swan : la passion du sacrifice, un certain masochisme à vouloir le bien.

  22. Le Canard Enchainé
    par La rédaction du canard enchaîné

    L'arrivée des animaux est grandiose et l'arche est impressionnante, construite à l'échelle, selon le plan du conteneur fourni par la Bible.

  23. A nous Paris
    par Fabien Menguy

    Noé mêle des scènes de pure tragédie grecque à des batailles épiques façon Jason et les Argonautes, forcément dans un déluge d’effets spéciaux. Si le film séduit par son côté jamais vu, il déroute aussi par ses libertés d’interprétation et son côté trop prêchi-prêcha.

  24. Salon.com
    par Andrew O’Hehir

    Tellement de fantasmes et de vérités dans Noé qu’on arrive plus à faire la part des choses, on ne sait plus si les fioritures sont des erreurs ou des idées de génie.

  25. Critikat.com
    par Louis Blanchot

    Pris en étau entre une mégalomanie qui n’est jamais complètement de l’arrogance, une naïveté qui n’est jamais complètement de la bêtise, il se peut certes que ce cinéma ne devienne jamais grand, ne dépasse jamais le cap du faux mauvais film, du chef-d’œuvre raté. Mais peu importe au fond, tant sur l’écran comme dans la vie, ce qui rend quelque chose bancal, c’est aussi souvent ce qui le rend beau.

  26. Culture box by france Tv
    par Jacky Bornet

    Si "Noé" est un blockbuster, il ne fait pas dans le solaire. Russell Crowe permet pour beaucoup de faire échapper le film du fiasco, par sa présence charismatique, tout à fait en phase avec le rôle.

  27. Les Fiches du cinéma
    par Cloé Rolland

    Avec “Noé”, Aronofsky poursuit son exploration de la dualité Bien/Mal qui nourrit les névroses humaines. Pour cela, il se rend directement à l'origine du monde, quitte à simplifier un peu trop son propos.

  28. Nouvel Obs
    par Nico Schaller

    Il y a un huis clos shakespearien et cauchemardesque au sein de l’arche, où Noé (Russell Crowe) vire intégriste ; et une fin d’illuminé. Le spectacle, étouffe-chrétien, ne manque pas de bravoure.

  29. Les Inrocks
    par Jean-Marc Lalanne

    Les plus belles scènes de ce film inégal, mais étonnant par endroits, sont celles où Noé ne trouve plus aucun signe divin à déchiffrer.

  30. Ouest France
    par La rédaction de Ouest France

    Un péplum sombre mais sans surprise.

  31. Cinoche.com
    par Karl Filion

    Bien sûr, Aronofsky créé encore des images magnifiques, souvent grandioses d'ailleurs, comme il se devait. Mais comme avec The Fountain, cela ne rachète pas l'abyssale incohérence du film en entier, qui ne cesse de se démener pour la faire oublier. Le résultat mélange donc clichés de films d'action, effets spéciaux ostentatoires et enjeux dramatiques bâtis artificiellement. Nul besoin de vous dire qu'une histoire comme celle-ci n'en avait pas besoin.

  32. Paris Match
    par Alain Spira

    Cocktail indigeste d’heroic fantasy trempée dans l’Ancien Testament, plus du "Seigneur des anneaux" pour la baston, cette mixture ne séduira ni les croyants ni les mécréants, et encore moins les cinéphiles.

  33. Toutlecine.com
    par Camille Esnault

    La démarche scénaristique disparaît dans un fouillis d’actions qui s’enchaînent sans vraiment d’âme et la gêne, face à certaine séquences, prend le pas sur tous les autres sentiments. On s’ennuie, on est déçu, on désespère.

  34. New York Daily News
    par Joe Neumaier

    Un film biblique ne nécessite pas uniquement la foi.

  35. La Croix
    par La redaction de La Croix

    Hésitant entre la saga médiévale, le western écolo et le péplum biblique, « Noé » se noie dans le surjeu de ses acteurs autant que dans le vide de son scénario. Seuls réchappent de ce déluge sombre et violent les magnifiques paysages islandais, propices, eux, à une véritable méditation.

  36. Libération
    par La rédaction de Libération

    Aronofsky étire un court passage de la Bible en un etouffe-chrétien de plus de deux heures [...] Le film fait penser à ces plats ou boissons américaines où il faut additionner un maximum de saveurs : un simple café ne vient pas seulement avec du sucre, mais aussi du caramel, du chocolat, de la crème et un peu de canelle... Le mix est riche en calories, mais vous met le coeur au bord des lèvres.

  37. Mad Movies
    par Cédric Delelée

    C'est donc essentiellement la forme et l'impossibilité d'épouser le point de vue du réalisateur qui font de "Noé" une oeuvre terriblement imparfaite, plus proche d'un post-apo préhistorique à tendance mystique que d'un spectacle biblique, même s'il serait malhonnête de reprocher à Aronofsky son goût pour la stylisation.

  38. Le Monde
    par Jacques Mandelbaum

    Darren Aronofsky fait du texte biblique un grand spectacle simpliste à coloration écologique.

  39. Version Femina
    par Valérie Robert

    On s’ennuie à suivre la famille de Noé, bio avant l’heure. Aucune arche, aussi divine soit-elle, ne sauve le spectateur du naufrage. Noé ? No, tout court !