Toutes les critiques de Tale of Tales

Les critiques de Première

  1. Première
    par Gael Golhen

    On a l’ADN, on a l’émotion plastique… Mais on sort quand même un peu ébranlé par ce qu’on vient de voir. Finalement, que raconte ce Conte des Contes ? On perçoit bien les échos contemporains du film, la potentielle critique sociale que contiennent certains segments (la chirurgie esthétique, l'empowerment féminin, le caractère essentiellement tyrannique du pouvoir), mais ça ne suffit pas à donner un sens clair au film, dénué de conclusion ou de morale comme les contes originels. Pareil, on voit bien la manière dont l'univers de Garrone fusionne dans ces contes médiévaux - il y a du Gomorra (la corruption), du Reality (la cruauté, le miracle et la bouffonnerie) et même de L'Etrange Monsieur Peppino (l'idée du corps et de ses transformations), mais il nous manque une clé. Le sens se dérobe… On a l'impression d'avoir loupé un truc, comme si notre attention était ailleurs pendant la projection, comme si on avait été envapé, absorbé par autre chose. L'effet Cannes ? A moins que finalement ce soit le sens de l'équilibriste et du saltimbanque. On pense à la dernière phrase de Songe d'une nuit d'été : "si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé) que vous n’avez fait qu’un somme"

Les critiques de la Presse

  1. Le JDD
    par Danielle Attali

    La mise en scène, virtuose, ne laisse aucun répit, l’inventivité totale sublime chaque image. Sans doute pour certains ce sera trop (...) Pour notre part, on garde tout.

  2. Télérama
    par Frédéric Strauss

    Un superbe spectacle (...) une plongée dans des aventures fabuleuses au parfum d’enfance. Il faut les suivre comme Matteo Garrone les a filmées, en croyant à leur magie. Et on tombe sous le charme.

  3. Les Inrocks
    par Emily Barnett

    On a rarement vu un cinéaste s’attaquer à cette institution – reine en son pays – avec tant d’acharnement, une telle décharge de surnaturel à travers son défilé de corps grotesques, empêtrés et presque émouvants dans leur indiscutable disgrâce.

  4. A voir à lire
    par Guillaume Louradour

    "Le Conte des Contes" creuse ainsi son sillon, à la fois hyper-réaliste et artificiel, horrifique et flamboyant, renouant avec le spectacle pur du cinéma de Méliès.

  5. Culture box by france Tv
    par Jacky Bornet

    La mise en images est splendide, tout le monde en convient. Mais elle semble gêner. Baroque, colorée, numérique…

  6. Metro
    par Mehdi Omaïs

    On en ressort un peu glacé, très émerveillé… Et repu d’y avoir croqué comme dans un savoureux coeur de dragon.

  7. Paris Match
    par Yannick Vely

    Si l'on regrette parfois de quitter Jonah et Elias, les "jumeaux" albinos nés du désir d'enfanter de la reine (Salma Hayek, royale) pour rejoindre la couche du roi Vincent Cassel - le segment le moins réussi et le plus grimaçant -, Matteo Garrone parvient toujours à nous surprendre, à convoquer un imaginaire de conte de fées rarement vu sur grand écran.

  8. Le JDD
    par Stéphanie Belpêche

    On se délecte des rebondissements retors de ces trois intrigues enchâssées, ancrées dans un Moyen Âge fantasmé, mais contemporaines. Visuellement éblouissante, même si elle a été controversée au dernier Festival de Cannes, voilà une pépite pleine de magie et de férocité.

  9. La Croix
    par Arnaud Schwartz

    L’exercice de style aurait pu facilement verser dans le nanar risible. Il n’en est rien. On se régale au contraire d’un tel déferlement de créativité qui suscite chez le spectateur un bouillonnement de références

  10. Les Inrocks
    par Serge Kaganski

    Ni Cocteau, ni Pasolini, Garrone réussit néanmoins un joli film populaire, pas idiot, pas populiste, bon esprit. Dont les trois récits nous laissent une petite morale joyeuse et amère.

  11. Le Monde
    par Thomas Sotinel

    Pour que ce projet aille au bout de ses vénéneuses possibilités, il aurait fallu à Garrone plus que sa virtuosité tranquille : la passion des images folles, celle qui a possédé, à travers l’histoire du cinéma, Georges Méliès, Jan Svankmajer ou Terry Gilliam.

  12. Le Point
    par La rédaction du Point

    Nous y avons trouvé notre conte, pleinement happés par les ogres, les monstres marins, les reines oedipiennes et les rois priapiques du beau film baroque de Garrone.

  13. 20 Minutes
    par Caroline Vié

    Salma Hayek émeut dans son rôle de maman trop aimante et effraye quand elle tance son rejeton désobéissant.

  14. Digital Spy
    par La rédaction de Direct Matin

    Baroque, la mise en scène composé des tableaux d'une extrême beauté. Mais elle n'hésite pas non plus à se vautrer parfois dans le gore. On aime ou pas.

  15. CinémaTeaser
    par Renan Cros

    Plombé par d’innombrables fondus au noir, rythmé par de trop longs plans de situations, écrasé par la musique-au-mètre d’Alexandre Desplat, le film donne l’impression d’avoir ordonné la folie, d’avoir cherché à maîtriser ce qui aurait pu déborder dans un vrai baroquisme réjouissant. À défaut d’être subjugué ou même ému par le film, on se contente seulement d’être séduit par son principe illustratif.

  16. Libération
    par Jean Roy

    Le film emprunte les codes du spectaculaire avec une distribution internationale.

  17. A nous Paris
    par La rédaction d' A nous Paris

    Loin des récits mafieux, le réalisateur de Gomorra se livre ici à un exercice de style qui s’avère assez fumeux.

  18. Culture box by france Tv
    par Jacky Bornet

    Cela sonne comme une tarte à la crème pour un "auteur" passant à un genre aux stigmates moins radicaux.

  19. Excessif / TF1 News
    par Romain Le Vern

    Ni assez troublant ni assez viscéral pour laisser une empreinte durable, comme les contes de Borowczyk et de Pasolini en leur temps.

  20. Le Monde
    par Franck Nouchi

    Le pari était audacieux. Malgré son casting ébouriffant, l’auteur de "Gomorra" (2008) ne parvient pas à retrouver la magie de l’univers merveilleux du "Pentamerone".

  21. Télérama
    par Pierre Murat

    Très vite, la médiocrité visuelle s’impose. Le film réussit à être moche. Lourd. Lent. Et emmerdant. La mise en scène n’arrange rien, scolairement, sage, sans panache, ni imagination.

  22. Télérama
    par Jacques Morice

    La langue anglaise, le casting international, la facture très clinquante, tout nuit à cette pièce montée indigeste.

  23. Le Figaro
    par Eric Neuhoff

    Le réalisateur de "Gomorra" n'évite ni le ridicule ni l'ennui.

  24. CinémaTeaser
    par Aurélien Allin

    Certes, les dernières vingt minutes se révèlent un poil plus convaincantes (...) Mais tout cela ne fait pas oublier cette désagréable sensation d’avoir été pendant 1h30 spectateur d’un film en forme de cours magistral bien trop pontifiant.

  25. Clapmag.com
    par Ava Cahen

    Ni divertissant, ni surprenant, "Tale of Tales" bascule dans une vulgarité superflue qui ne sied guère au réalisateur. La déception est grande, à la hauteur de cette tour sur laquelle monte le personnage de Viola pour échapper à son sort tragique, contemplant le vide sous ses pieds. Un grand vide de plus de deux heures…

  26. Le Parisien
    par Hubert Lizé

    Certaines séquences sont presque drôles, d'autres peu ragoûtantes, voire pénibles. On admire la maestria du réalisateur mais, au bout de deux heures, on a son compte.

  27. Le Figaro
    par La Rédaction du Figaro

    Matteo Garrone massacre les contes de fées sans la moindre magie.

  28. Critikat.com
    par Théo Ribeton

    Ce "conte des contes" est tout le contraire d’un conte, puisqu’il n’est jamais une rêverie légère : il est lourd comme un bœuf, vise la fantaisie, mais ne déploie qu’une partouze médiévale pontifiante. C’est non.

  29. Libération
    par Clémentine Gallot

    Tout est ici d’un rococo assumé. Pourquoi pas. Mais Garrone ne peut s’empêcher de lisser son image, de lui apposer une platitude qui dévitalise toutes les envolées baroques que le film promet.

  30. StudioCiné Live
    par Fabrice Leclerc

    A trop citer Lynch, Jodorowsky, Greeneway ou Pasolini, le film devient un patchwork foutraque et trop long, trop éclaté pour être honnête malgré les efforts louables de Salma Hayek et les apparitions furtives de Vincent Cassel. Au final, on est loin du conte.