Titre original Owaranai hito : Miyazaki Hayao
Date de sortie 2 janvier 2019
Durée 70 mn
Réalisé par Kaku Arakawa
Avec Hayao Miyazaki , Toshio Suzuki , Yuhei Sakuragi
Distributeur EUROZOOM
Année de production 2016
Pays de production Japon
Genre Film documentaire
Couleur Couleur

Synopsis

Le réalisateur Kaku Arakawa a suivi pendant deux ans le Studio Ghibli et Hayao Miyazaki après l’arrêt de leur activité, avec une complicité et une délicatesse qui lui ont permis de montrer le maître de l’animation japonaise tel qu’on ne l’a jamais vu.  En 2013, à l’âge de 72 ans, Hayao Miyazaki, réalisateur oscarisé au sommet de sa gloire, surprend tout le monde par l’annonce soudaine de son départ à la retraite. Très vite, malgré cette décision, le maître a du mal à réfréner sa passion de toujours pour la création. Il se remet donc, dans la solitude d’un Studio Ghibli désormais réduit à sa quintessence, à explorer de nouvelles idées. Pour la première fois d’une longue carrière dédiée à l’animation traditionnelle, il s’interroge sur l’usage des nouvelles technologies. Entre le doute et l’attrait de la nouveauté, le vieux maître se laisse filmer au plus près pendant deux ans par un réalisateur complice et ami. On découvre les coulisses du travail légendaire de Hayao Miyazaki à travers le regard intime et respectueux du réalisateur Kaku Arakawa qui nous offre une chance unique d’observer Hayao Miyazaki dans l’exercice de son art face aux nouveaux défis qu’il rencontre dans la réalisation de son nouveau film BORO LA CHENILLE. Une oeuvre crépusculaire qui mène à une renaissance.

Toutes les séances de Never-Ending Man : Hayao Miyazaki

Critiques de Never-Ending Man : Hayao Miyazaki

  1. Première
    par Sylvestre Picard

    Comment Hayao Miyakazi est-il sorti de sa retraite de cinéaste ? C'est la question à laquelle ce bref documentaire tourné dans la douleur (la caméra étant quasiment cachée pour ne pas froisser Miyazaki-sensei) tente de répondre, mais il vaut mieux avoir vu avant le magnifique Kingdom of Dreams of Madness. Le joli documentaire de Mami Sunada (sorti en DVD zone 2 en 2013) nous racontait en parallèle le making of du Vent se lève et celui du Conte de la princesse Kaguya d'Isao Takahata, montrain ainsi les coulisses du studio Ghibli avec une poésie et une lucidité inédites. Tourné de 2013 à 2018, Never-Ending Man, beaucoup plus sec et dépouillé, s'envisage comme sa suite directe et un nouveau chapitre abrasif de la saga Ghibli : Miyazaki, confronté au tournage de son premier film animé par ordinateur (le court-métrage Boro la petite chenille), enrage contre ceux qui maîtrisent les nouvelles technologies, incapables à ses yeux de comprendre qu'il faut saisir le sens profond des choses pour mieux les représenter avec vérité. Ça nous donne des bons moments de tyrannie miyazakienne (où le cinéaste est dépeint comme un vampire qui se nourrit de la vitalité des jeunes artistes sous ses ordres pour mieux créer, et qui préfère lancer un nouveau projet quitte à mourir pendant la production) et de bonnes anecdotes (l'équipe de Ghibli qui sèche en masse le boulot pour aller voir Le Réveil de la Force). Un beau morceau d'histoire, donc, qui arrive à temps pour nous faire patienter jusqu'à la sortie du nouveau Miyazaki, censé sortir en 2019. Si tout va bien.

Casting de Never-Ending Man : Hayao Miyazaki